JEAN-CLAUDE MITTEAU


22 octobre 2002

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CINÉMA CHINOIS ET
LANGUE FRANÇAISE

Année 2002

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calendrier des sorties

 
Sorties en salle programmées de films chinois ou faisant référence à la Chine. Le titre donne accès au site officiel du film quand celui-ci est connu.

La projection du film de Tsui Hark, La légende Zu 2 est retardée, ainsi que celle du film de Tian Zhuangzhuang, Spring time in a small town.

DateTitreRéalisateurDistributeur
23 octobreLe TransporteurCorey YuenEuropa D.
30 octobreFailanHye SungsungRezo
4 décembreFull Time KillerJohnnie ToCTV Int.
18 décembrePlaisirs inconnusJia ZhangkeAd Vitam
- décembreGegeYan Yan MakHéliotrope
-La Légende de Zu 2Tsui HarkEuropa D.

Des indication sur les films qui vont être diffusés sont données ci-dessous.

Films déjà sortis en 2002 :

DateTitreRéalisateurDistributeur
9 janvierLittle CheungFruit chanVelvet films
23 janvierTai Chi MasterWoo-Ping YuenMetropolitan
30 janvierUn Taxi à PékinNing YingConnaissance du cinéma
6 marsBeijing Story (Lan Yu)Stanley KwanÉpicentre
13 marsL'Orphelin d'AnyangWang ChaoFilms du Paradoxe
3 avrilExpédition Pandas en ChineRobert Young-
1 maiIron MonkeyWoo-Ping YuenMetropolitan
5 juinFeu de GlaceChen KaigeMetropolitan
10 juilletHappy TimesZhang YimouDiaphana
21 aoûtShaolin SoccerS. Chow, L.C. LeeMetropolitan
9 octobreBalzac et la petite tailleuse chinoiseDai SijieBAC D.

Un film du metteur en scène d'origine chinoise Ronny Yu va être également projeté mais ne concerne pas le monde chinois.

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octobre

Cette saison à l’écran en France

Le Transporteur, de Corey Yuen (, Yuan kui) et Louis Leterrier, 2001. Film français sur un scénario de Luc Besson et Robert Mark Kamen. Corey Yuen a dirigé Jet Li (, Li Lianjie) dans The One, vu en France l’année dernière. Dans la distribution, on remarque l’actrice Shu Qi (, Shu Qi), premier rôle féminin du film de Hou Hsiao-Hsian, Millenium Mambo (en photo sur la page d'accueil de ce site).

Failan, du coréen Song Hae-sung (Hye Sung Sung), 2001. Chinois par l’actrice Cecilia Cheung (Zhang Baizhi), qui joue une émigrante chinoise en Corée. En compétition cette année au Festival du film asiatique de Deauville, le metteur en scène a obtenu le Lotus d’Or pour cette réalisation.

Full Time Killer, de Johnnie To (Du Qifeng), 2001. Le nom chinois Quan Zhi Shashou, même titre qu’en anglais : Tueur à plein temps. Le principal rôle est tenu par Andy Lau (Liu Dehua) qui, à 40 ans a déjà tourné plus d’une centaine de films. L’anecdote raconte qu’une scène montre Andy Lau posant avec un masque de Bill Clinton (ou de Boris Eltsine), un révolver à la main.


Johnnie To

Plaisirs inconnus, de Jia Zhangke (), 2002. Après Platform, nous retrouvons l’univers de Jia Zhangke, à Datong dans le Chine du Nord près de la Mongolie, parmi une jeunesse qui subit le libéralisme économique de la nouvelle politique chinoise. En compétition à Cannes, le film a reçu dans l’ensemble un accueil plutôt moyen. On retrouve les acteurs des films précédents. On a beaucoup parlé de ce film dans la presse française à l’occasion du Festival de Cannes. Le metteur en scène est considéré comme un des meilleurs de sa génération. Cette sortie est donc très attendue. Encensé par les spécialistes du cinéma chinois, le film est présenté aux Festivals cinématographiques de Toronto et Vancouver (au Canada) ainsi qu’à celui de New-York.

Gege, du réalisateur hong-kongais Yan Yan Mak (Mai Wanxin), 2001. Ce jeune cinéaste a dirigé en 1999 la production du film Love will tear us apart, du réalisateur Yu Lik-Wai. Le titre du film (Gege) signifie « frère aîné ». Celui-ci fait l'objet d’une responsabilité particulière vis à vis des cadets dans la famille chinoise. Le frère aîné est traditionnellement très respecté par ses frères et sœurs. Dans le film un jeune hong-kongais part à la recherche de son frère aîné dans la Chine du Nord. Le film a participé à plusieurs festivals, Hong-Kong (grand prix FIPRESCI), Jeonju en Corée, Singapour et Rotterdam).

La Légende de Zu 2, de Tsui Hark (, Xu Ke), 2001. Le cinéaste avait tourné en 1982 Zu, les guerriers de la montagne magique (visible en cassette vidéo à la Bibliothèque multimédia de Limoges). Il semble que ce film corresponde au film chinois chronique de la montagne de Shu (ancien royaume indépendant du Sichuan), tourné en 2001. On y retrouve l’actrice Cecilia Cheung citée plus haut. On n’en sait pas plus pour l’instant, sinon que le film a dû être remodelé et raccourci dans la version américaine doublée. Autre titre la véritable chronique de la montagne de Shu.

Potins

Tsui Hark. Ce nom se prononce approximativement « Choï Hoc ». Le réalisateur est né en Cochinchine (Vietnam), en 1951, au temps de la présence française.

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avril

Festivals

Le festival de Jeonju (Corée). Ce festival qui prend de l’importance avec la montée en puissance du cinéma coréen se déroule en cette fin de mois d’avril. Plusieurs manifestations se déroulent en parallèle.
1/ Le jeune cinéma indépendant :

Brothers Yan Yan Mak Hong-Kong 2001 90mn.
Butterfly Smile He Jianjun Chine 2000 90mn.
High Sky Summer Li Jixian Chine 2001 87mn.
The Human Comedy Hung Hung Taïwan 2001 117mn.
Leaving in Sorrow Vincent Chui Hong-Kong 2001 88mn.
The Map of Sex and Love Evans Chan Hong Kong/USA 2001 131mn.
Mirror Image Hsiao Ya-Chuan Taïwan 2001 72mn.
Silent River Ning Jingwu Chine 2001 89mn.
Dinner Yeh Szu Kuang Taïwan 2001 60mn.
2/ Le numérique comme nouveau moyen d’expression :
Dans une présentation très ouverte sur l’Europe, on trouve un film de Chine, Enter the Clown par Cui Zi’en (2001), film de 90 mn. en Digibeta. Une participation française par le film de Jean-Marc Barr et Pascal Arnold, Too Much Flesh.
3/ Hommage au belge Raoul Servais (cours métrages d’animation) :
Raoul Servais est un réalisateur belge de films d’animation né en 1928. 10 de ses films sont présentés.
4/ Le spectre de la guerre :
Manifestation consacrée au cinéma de guerre en Chine et au Japon, comme signe d’une expérience essentielle de la modernité acquise en Extrême-Orient. Sont programmés 3 films chinois des années 60. Le premier est une compilation de documentaires sur les années de Yan’an, après la longue marche : Life in Yanan, des productions de la presse centrale de Pékin (1961, 18mn.). Youth in Flame of Wars de Wang Yan (1959, 94mn. N.etB.) et A Woman Insulted de Yu Xiaoyang (92mn., date introuvable).

Le festival deSan Francisco. Le principal festival dans cette ville, à ne pas confondre avec le Festival du Film Asiatique déjà mentionné le mois dernier. Peu de films chinois, uniquement des valeurs sures :

Go for Broke Wang Guangli Chine 2000
Happy Times Zhang Yimou Chine 2001
I Love Beijing (Un Taxi à Pékin) Ning Ying Chine 2001
Millenium Mambo Hou Hsiao-Hsian Taïwan 2001

Le festival deCannes. Il est encore trop tôt pour connaître les films en compétition. La seule information est la présence de l’actrice Michelle Yeoh dans le Jury. Rappelons (voir cette chronique en février) que c’est une des actrices principales du grand succès Tigre et Dragon (Ang Lee, 2000) et la vedette de Tai Chi Master (Woo-Ping Yuen, 1993).
Le président du Jury est David Lynch.

Dans les revues
Peu d’articles ce mois-ci, à l’exception d’un article dans les Cahiers du Cinéma, revenant largement sur l’incident du pavillon taïwanais et critiquant sévèrement le film All the Way (article signé par Olivier Joyard). On y trouve également une analyse du film Les Fleurs de Shanghaï , de Hou Hsiao-Hsian, sorti en DVD : détails de trois des séquences du film, intérêt du vidéodisque qui permet une analyse extrêmement poussée.

 
Vu
Une séance du Ciné-club de la ville de Brive nous a permis de voir et de rapprocher deux beaux films en provenance de Chine.
Nous avions parlé en janvier du dernier film de Ning Ying, Un taxi à Pékin. On peut se demander à son propos si certains critiques cinématographiques visionnent réellement les films dont ils parlent, parfois en mal. C’est le cas pour ce film magnifique, dont les audaces et la finesse de l’analyse psychologique rendent parfaitement compte de la profonde évolution du monde chinois contemporain. A la sortie du film, la critique fut généralement plate et banale, à l’exception de l’article de Michel Frodon dans le journal Le Monde (voir le site du journal). Bien que se déroulant dans la capitale magnifiquement filmée, l'histoire a valeur de réflexion sur l’évolution actuelle du pays. On y voit à l’oeuvre la perte des références traditionnelles et le choc d’un monde éclaté. Tout est terriblement simple dans cette banalisation des comportements.
La même séance nous a permis de voir également Platform , de Jia Zhangke , dont la sortie était mentionnée l’été dernier dans cette chronique.

À l’opposé du précédent film, nous sommes dans le Nord du Shaanxi, à plusieurs centaines de kilomètres à l’Ouest de Pékin, dans une petite ville imprégnée de la culture de la province.
Le thème est le même que dans le film précédent : l’évolution du monde chinois après la fin de l’ère maoïste. Tout diffère entre ces deux mondes, la grande ville et les bourgades des hauts plateaux, et pourtant les thèmes sont proches : comment faire lorsque l’on est confronté à la disparition de toutes les structures mises en place par le gouvernement communiste.
Ces deux films nous ont enthousiasmés. Ils se répondent l’un l’autre. Bravo au Cinéclub de Brive pour avoir programmé ces deux beaux films.

À la télévision, la chaîne Arte a projeté le samedi 6 avril un très intéressant documentaire sur le boom des monastères bouddhistes dans la région de l’Amdo, située aux confins du Qinghaï, du Sichuan et de la région autonome du Tibet. Avec l’aide des dons en provenance de leurs coréligionnaires américains, ces tibétains orientaux reconstruisent des temples magnifiques sur les ruines dues aux destructions des années 70 et 80. Cela participe au boom économique de la région. Les jeunes se précipitent vers cette vie monacale, qui leur assure le vivre et le couvert. Certains moines interviewés déplorent le manque de culture religieuse et la vie un peu trop temporelle de ces jeunes séminaristes. Le pouvoir politique veille cependant à ce que ces centres religieux et économiques ne prennent pas trop d’importance et viennent ainsi concurrencer les autorités locales. La mise au pas est radicale.

Bientôt à l'affiche
Expédition Panda en Chine (sorti en réalité le 3 avril) est l’histoire d’une femme qui se cherche et décide de partir à la recherche des pandas en Chine. Film américain, sans acteurs principaux d’origine chinoise.

On annonce un événement, la sortie en France du film La Légende de Zu , de Tsui Hark (2001). Le célèbre réalisateur de Hong-Kong avait tourné une première version en 1983, Zu, les guerriers de la montagne magique , film fantastique échevelé, bien dans le style de son réalisateur. On peut la visionner sur une cassette vidéo de la Bibliothèque Francophone Multimedia de Limoges.

La seconde version est aussi une histoire fantastique, inspirée par l’ancien royaume de Shu , l’actuel Sichuan. Ce pays a été indépendant à différentes reprises dans l’histoire chinoise. Conquis pas le royaume de Qin au 3ème siècle avant J.C., il a été intégré ensuite dans le premier empire, fondé par le célèbre premier empereur Qin Shi Huangdi. Au 3ème siècle après J.C., le pays été pendant quelques dizaines d’années l’un des royaumes indépendants dont les aventures sont contées dans le grand roman chinois Les Trois Royaumes (14ème-15ème siècle). Le premier film de Tsui Hark était très loin de ces aspects historique. Celui-ci devrait également nous surprendre.

Enfin, 2 sorties annoncées doivent être soulignées.

Tout d’abord Happy Times , de Zhang Yimou (2000), l’un des plus grands réalisateurs actuels de Chine, certainement le plus célèbre sur le continent chinois.

Il n’est pas fréquent que Zhang Yimou tourne une comédie et l’on a évoqué le nom de Charlie Chaplin ce qui n’est pas un mince compliment. à vous de juger.

En octobre devrait être mis en exploitation en France le film de Dai Sijie, Balzac et La petite Tailleuse chinoise, tiré de son roman. Ce cinéaste est connu pour deux autres beaux films, Chine ma douleur tournéen 1989 en occident et visible sur cassette vidéo à la BFM (Limoges) et Tang le onzième, apprécié il y a quelques années sur les écrans limougeauds. Son dernier film a été tourné en Chine, nous sans difficultés techniques. Le roman a été très apprécié. L’action se déroule lorsque les jeunes instruits (les lycéens) sont envoyés dans les campagnes au début de la Révolution Culturelle. Dans le roman, ils découvrent les villages des montagnes du sud de la Chine et vivent une véritable histoire d’amour entre adolescents avec la fille du tailleur. Le site du distributeur (BAC films) présente une introduction et une histoire en images du tournage de ce film fort bien faites.

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mars

Festivals
Les festivals sont un bon moyen de connaître la production cinématographique à venir. Nombreux sont les films de haut niveau a avoir été primés ou simplement inscrits au programme de l'un ou l'autre des nombreux festivals de part le monde.

Au festival deVesoul, le prix du Jury, appelé "le cyclo d'or" a été décerné le 26 février au film Lan Yu, de Stanley Kwann, réalisateur de Chine populaire. Le film est actuellement projeté sur les écrans parisiens.

À Deauville, le 10 mars, le Festival du film asiatique a récompensé The rule of the game, de Ho Ping (Taiwan), pour son scénario et Peony pavilion de Yonfan (Hong-Kong), pour ses images. Acteurs dans ce dernier film, Rie Miyazawa et Joey Wang ont également reçu une mention spéciale du Jury. Rappelons que le film attendu Fathers de Lou Jian a été retiré de l'affiche au dernier moment pour une erreur diplomatique. Le Jury était présidé par Shin Sang-ok, réalisateur coréen, et était composé en outre de Karen Mok (voir ci-dessous), Marie-France Pisier, Caroline Ducey, Jacques Chancel et du scénariste Jacques Fieshi. Les deux films font l'objet d'une fiche descriptive sur le site du Festival.

À Paris, le Festival Cinéma du réel se déroule au Centre Georges Pompidou. Il récompense des films documentaires. La Chine est à l'honneur, avec un grand prix attribué à l'unanimité à Ning Ying (réalisatrice de Un taxi à Pékin, actuellement sur les écrans) pour Xiwang Zhi Lu, Le Chemin de fer de l'espoir et le prix Joris Ivens à Lei Feng pour Xue Luo Yili, Neige sur l'Yili (information du journal Le Figaro du 20/3/2002)

San-Francisco Asian American Film Festival se déroule du 7 au 17 mars. On note un film de Emily Tang (Tang Xiaobei), Conjugation, mention spéciale à Locarno en août 2001, et Betelnut Beauty, de Lin Cheng-sheng, dont nous avons déjà parlé et deux courts-métrages de Singapour.

Les Oscars sont en cours, mais il ne semble pas y avoir de production chinoise dans la compétition.

Hong-Kong International Film Festival va débuter le 27 mars. Parmi les productions étrangères 31 films français seront présentés, dont Hong Kong Cinema, un moyen métrage de Hubert Niogret et Et là-bas quelle heure est-il de Tsai Ming-Liang, que la France à coproduit et qui sera projeté en final du Festival.
De la production chinoise, 30 films sont en compétition en provenance de Hong-Kong, 6 de Taiwan, 13 de Chine continentale et aucun de Singapour. L'énoncé serait fastidieux, nous renvoyons au site du Festival, à la rubrique de recherche des films par pays. Certains films sont présentés dans plusieurs pays lorsqu'il sont coproduits.
Un hommage est consacré à la cinéaste de Hong-Kong Ann Hui  :

Singapore International Film Festival s'intéresse à tout le Cinéma d'Asie du Sud-Est. Un film turc est également présenté.
Trois films ont reçus des récompenses ("Silver Screen Awards") : Quitting, du réalisateur Zuo Tian (Chine continentale), Seafood, de Zhu Wen et Hollywood Hong-Kong, de Fruit Chan, ces deux derniers de Hong-Kong.
Cinq films de Chine continentale sont programmés : All the way, Fish and elephant, The marriage certificate, The orphan of An´yang dont nous avons parlé ou parlons ci-dessous et Three-five people, de Lin Li.
Cinq films de Hong-Kong sont programmés : A small miracle, de Kenneth B. (?), Gege, de Yan Yan Mak, July rapsody, de Ann Hui, Lan Yu, de Stanley Kwann et The map of sex and love, de Evans Chan Yiu Shing.
Deux films de Singapour sont programmés : Talking cock - the movie, de Jocelyn Woo et Colin Goh, Reflections of the misunderstood mat rockers, de Adi Yadoni.
Huit films français sont à l'affiche, dont Va savoir de Jacques Rivette, et Carrément à l'Ouest, de Jacques Doillon. On peut mentionner également un court-métrage du Suisse Georges Schwizgebel, La Jeune fille et les nuages.
Pas de film de Taiwan.
Le programme spécial consacré au cinéaste Chris Marker était en réalité inscrit au Festival de l'année dernière. Cette année, une compilation des films d'animation du Festival d'Annecy est présentée à l'Alliance française.
Il faut mentionner également à ce Festival une section consacrée aux vidéos et animations sur Internet.

 
Une actrice
, Mò Wénwèi, de son nom Karen Joy Morris, ou encore Karen Mok en cantonnais, a été remarquée au festival de Deauville au jury duquel elle participait (voir ci-dessus, ainsi que son portrait en vignette sur la
page d'accueil). Née en 1970, elle a effectué des études supérieures en Europe, d'abord à Trieste (Italie) puis à Londres, études consacrées à l'Opéra occidental et à la littérature italienne.
Chanteuse pop, elle débute dans des rôles secondaires une carrière cinématographique dès 1993 dans The tiger's legend of Canton, de Li Lichi, puis Family affairs en 1995. L'année suivante, elle tourne dans Les anges déchus de Wong Kar-Wai et dans deux films adaptés librement du très célèbre roman-fleuve ancien chinois , La pérégrination vers l'Ouest. Nous reparlerons de ces films, qui n'existent malheureusement pas en version occidentale, à ma connaissance.
Elle a aujourd'hui une trentaine de films à son actif, dont, parmi les derniers All the way , du réalisateur Shi Runjiu , produit en 2000.

Elle a depuis tourné dans Shaolin soccer, un film déjà présenté dans des festivals... Elle tourne actuellement à Hong-Kong dans Virtual Twilight, du réalisateur chevronné Corey Yuen .

Dans les revues
Commençons par les Cahiers du Cinéma. En mars, Le cinéaste Wang Chao qui vient de réaliser L'orphelin d'Anyang, premier film, est présenté par Jérôme Larcher ; un interview du réalisateur est signé par Erwan Higuinen. Wang Chao a été assitant de Chen Kaige dans L'empereur et l'assassin. Son film est en troisième position du tableau des préférences du journal. L'autre film chinois cité est Lan Yu de Stanley Kwann, en 16ème position. Il fait également l'objet d'une présentation dans ce numéro de la revue.

Le Figaro rend compte 11 mars du palmarès du festival du film asiatique de Deauville. L'article est en grande partie consacré à une étoile montante du cinéma de Hong-Kong, Karen Mok. On doit cependant contredire la surprise de Brigitte Baudin : il n'est guère surprenant qu'une jeune chinoise polyglotte élevée dans le milieu intellectuel de Hong-Kong se soit passionnée pour la culture occidentale, qu'elle soit allée en Italie découvrir l'opéra et la culture européenne dans la belle et ancienne ville de Trieste, au confluent de toutes les cultures de l'Europe centrale, puis qu'elle ait passé 4 ans en Angleterre pour suivre les cours de l'Université de Londres ! Beau parcours. N'oublions pas non plus que la Colonie savait alors qu'elle allait être rétrocédée par l'Angleterre à la Chine de Deng Xiaoping.

Paris Match a consacré récemment un numéro spécial à la Chine. Christophe Carrière y signe un excellent article sur le Cinéma chinois actuel. Autour des découvertes du Festival du film asiatique de Deauville, on trouve un panorama de la situation actuelle des productions chinoises, tant en Chine populaire qu'à Hong-Kong, en y intégrant les productions des pays voisins.

 
Vu en vidéo
Un documentaire de Hervé et Renaud Cohen raconte en 26 minutes, le métier des opérateurs de cinéma ambulant dans le Sud de la Chine. Le titre en est Porteurs d'ombres électriques, du chinois dianying, qui signifie cinéma, mais également ombres électriques en traduction mot à mot. Tout le matériel est porté sur des palanches. Aujourd'hui, l'initiative privée donne lieu à la négociation et à un prix payé par les paysans pour les fêtes, mariages par exemple, mais, dans le fond, rien n'a encore vraiment changé (À la Bibliothèque francophone multimédias de Limoges).

Un documentaire Clive, Mao et les autres..., sur la chaîne "Voyages" : Clive Anderson, animateur de "talk show" à la télévision britannique, traverse la Chine de Hong-Kong jusqu'à la Mongolie extérieure, tel un Candide de Voltaire.

Bientôt à l'affiche
Iron Monkey, en chinois , de Woo-ping Yuen, 1993, même réalisateur et même année que Tai Chi Master, très apprécié sur les écrans (voir mois dernier). Produit par Tsui Hark, parlant cantonais, l'histoire d'un Robin des Bois chinois combattant la corruption des autorités dans un village de pauvres paysans. Avis très favorable des spectateurs.

Killing me softly, film anglais de Chen Kaige. "Thriller" érotique décrivant les amours d'une scientifique américaine.
Samsara, de l'américain Pan Nalin, est chinois par son actrice principale Christy Chung. Il s'agit des aventures amoureuses d'un moine tibétain défroqué pour les beaux yeux d'une jolie fille.Première à Valberg, station de ski près de Nice, le 20 mars.
Je n'ai encore rien trouvé sur les autres sorties annoncées.

Potins
Une sombre histoire de drapeau national chinois, qui a empêché le public du festival de Deauville de voir le film Fathers de Lou Yan....

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février

Cette chronique va ressembler de plus en plus à un catalogue à la Prévert. La matière est tellement riche que le tri s'avère difficile. Pous ce mois-ci, l'accent est mis sur les festivals, nombreux sont ceux qui, de part le monde, ont fait une place au cinéma chinois.

Le bureau d'État de la production cinématographique de Chine (Pékin) annonce de profondes réformes du système actuel. Ces réformes ouvrent la possibilité aux studios publics de produire des films sur leurs financements propres, en dehors des crédits gouvernementaux. Article paru dans le Quotidien du Peuple en ligne (en français, http://french.peopledaily.com.cn, édition du 4 février).

Festivals
Quel ordre choisir ?

Rotterdam, tout d'abord. La situation est simple : aucun film chinois récompensé. De même pour Clermont-Ferrand, où il y avait quatre concurrents d'origine chinoise. Au deux films mentionnés le mois dernier, il faut en effet rajouter un film d'animation Liao Tian du réalisateur Jun Meng et BaYueZhouWen, du réalisateur Bing Wang, tous deux de RPC (Chine continentale).

La Berlinale, Festival International du Cinéma de Berlin ne présente aucun film chinois en compétition. Seul , Xìngfú Shíguang, Happy Times le dernier film de Zhang Yimou (2000), est projeté hors compétition. Voir une rapide mention dans l'article de M. Primont, en traduction.

Le festival de Vesoul est, lui, entièrement consacré au Cinéma d'Asie. Il se déroule cette semaine. Les films qui intéressent cette rubrique sont :

Titre original

Titre occidental

Réalisateur

Pays

Catégorie

Se Jie

Métamorphose

Zhong Chang

Chine

Fiction

You Ren Xihuan Lan

Lan Yu

Stanley Kwan

Hong-Kong

Fiction

Miss Wonton

Miss Nouilles

Meng Ong

Singapour

Fiction

Ren Jian Xi Ju

La comédie humaine

Hung Hung

Taiwan

Fiction

Lau Lin Piu Piu

Durian, durian

Fruit Chan

Hong-Kong

Fiction

Moines danseurs du Tibet

-

Devorsine/Cuvelier

Chine

Documentaire

Ni Nei Pian Chi Tian

Et là-bas, quelle heure est-il ?

Tsai Ming-liang

Taiwan

Enfants

Augustin, roi du Kung-fu

-

Anne Fontaine

France

Enfants


Certains de ces films sont déjà connus du lecteur. Fin du festival le 26 février.

En fin d'année dernière, se sont déroulés deux festivals qui n'ont pas encore été évoqués dans cette chronique. Tout d'abord celui de Pusan, dans la seconde ville de Corée du sud, sur la côte face au Japon. Dédié au cinéma asiatique, surtout coréen, ce festival semble prendre de plus en plus d'importance en Extrême-Orient. Placé en novembre, la derière édition avait comme Président du Jury le taiwanais Hou Hsiao-hsian. Ce sont des films coréens qui furent primés. Le récent festival de Bangkok, très éclectique, a récompensé parmi d'autres réalisateurs, Tsai Ming-liang (Et là-bas, quelle heure est-il ?) et Zhang Yang, le réalisateur de Shower (mentionné l'année dernière dans cette chronique) pour son nouveau film Zuotian (2001), Quitting (voir article de M. Primont déjà cité. Ce festival accompagne la montée en puissance du cinéma thaïlandais ces dernières années.

À venir, les festivals de Hong-Kong et de Singapour, à la mi-avril. Il est cependant trop tôt pour avoir une liste de films présentés. Un programme spécial est prévu à Singapour pour honorer l'œuvre de Chris Marker. 8 films chinois sont par ailleurs annoncés.

Dans les revues
Commençons par les Cahiers du Cinéma. En janvier, un article sur le festival de Nantes, pas encore étudié dans cette rubrique. Tout d'abord trois films de , Chang Cheh, film de sabre et d'épée de Hong-Kong dans les années 60. Puis un nouveau venu, , Zhu Wén, dont le film , Seafood, a été présenté le mois dernier à Rotterdam.
Le palmarès des lecteurs du Cahiers du cinéma pour l'année 2001 classe dans les dix premiers films Millenium Mambo (3e) et Et là-bas, quelle heure est-il ? (9e). Celui de la rédaction ne retient pas le film de Tsai Ming-liang, mais rajoute Time and Tide (4e) et Platform (6e). Accompagné du film de Ning Ying, nous espérons voir prochainement ce dernier au Cine-Club de Brive, à l'occasion d'une soirée organisée par l'Association Limousin-Chine. Au total un beau palmarès pour les réalisateurs chinois dans une revue connue pour son exigence.
Dans les chroniques du mois, le film de Yuen Woo-Ping (1993) Tai chi master, présenté ci-dessous.
Toujours dans la même revue, en février, une présentation du film Un taxi à Pékin, avec une critique moyennement favorable.

La revue Positif présente dans son numéro de décembre des compte-rendus de Festivals en 2001, notamment celui d'Udine en italie. Ce festival est consacré aux films d'Extrême-Orient qui sont des succès commerciaux. On y a présenté The foul King de Kim Jee-woon (Singapour), Help de Wai Ka-fai et Johny To et Born to be King de Andy Lau.

Le Monde a publié le 23 janvier une critique fort intéressante du film Tai-Chi Master. Personnellement, je souscris aux opinions de Jean-Michel Frodon sur ce film. Également une fiche sur le cinéaste Yuen Woo-ping, Yuen, de Canton à Hollywood, signé de Jean-François Rauger (les articles sont payants d'un coût modéré, à cherche dans les archives du Monde interactif - Sortir, rubrique cinéma).

La revue de bibliothèque Cinémathèque paraissant trimestriellement, nous livre dans son numéro d'automne 2001 un interview de Chen Jinliang, directeur de la Cinémathèque de Pékin. Article passionnant autour de la question importante de la conservation des anciens films chinois. C'est un véritable problème et le travail a réaliser immense.

 
Vu en salle
Le film du mois, c'est Tai-Chi Master, , de Woo-ping Yuen, , en pinyin Yuán Hépíng. La vedette féminine est la belle Michelle Yeoh, , Yáng Ziqióng,


Le héros est Jet Li, en chinois , Li Liánjié, vu à plusieurs reprises cette saison (Le baiser du Dragon, The one). Pour ma part, j'aime ce film, pour ses décors magnifiques dans les temples bouddhistes du continent (s'agit-il du fameux temple de Shaolin, , en plein rénovation, avec le soutien de l'État), mais aussi pour ses reconstitutions des armées et de la vie dans les monastères qui m'ont semblées assez véridiques, d'après les peintures du temps. Les spécialistes pourront nous assurer de ce point. C'est donc un film à voir. Seules les acrobaties manquent de vraisemblance, poussées à un point encore jamais vu (toujours plus haut). Pourtant Tsui Hark nous avait déjà habitué à des prodiges avec ses guerriers de la montagne de Shu (l'actuel Si-chuan). Bravo pour ce film. Il n'est pas récent (1993) et le cinéaste a depuis tourné Tai-Chi II en 1996.

 
Vu sur les petits écrans
Un intéressant documentaire sur la ville de Confucius, Qufu, . Belles images du temple et de la montagne sacrée du Tai Shan. Les cérémonies reconstituées sont manifestement des “pièges à touristes”. Le commentaire est lourd, comme souvent les documentaires de la chaîne “Arte”. Intéressant quand même.

 
Vu en vidéo
, Message du ciel est une belle histoire d'amour entre un grand-père et son petit-fils. Le retour de la mère longtemps restée en Occident met en évidence le conflit des modes de vie. L'histoire est très émouvante mais pas mièvre. C'est un film pour enfants, primé en 1993 au Festival de Berlin. en vidéo-cassette à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (je ne donne plus la référence, tout le monde doit la connaître). Le réalisateur est , Wáng Junzhèng. Il a tourné ce beau film en 1992 et a peu de films à son actif.

Bientôt à l'affiche
Rien de nouveau ce mois-ci. Je parlerai des films sortant en avril le mois prochain.

 
Texte
À un intéressant article de
Michael Primont sur le cinéma de Chine continentale des 20 dernières années, une bonne synthèse donnant les noms des metteurs en scène principaux ainsi que leurs films récents. Cet Américain résidant à Pékin assure chaque semaine dans une salle de la capitale chinoise une séance de projection de films chinois sous-titrés en anglais. C'est une sorte de ciné-Club, avec la possibilité d'inviter metteurs en scène et acteurs. Bien sûr, depuis le Limousin, c'est loin, mais ses articles sont intéressants puisqu'il est sur place.

 
À voir à la télévision
Ceux qui ont accès à la chaîne cryptée "Canal +" pourront voir ce mois-ci le film In the mood for Love de Wong Kar-wai avec la belle Maggie Cheung, et aussi Suzhou River de Lou Ye (voir sur ces films les chroniques de l'année 2001, on peut consulter l'index).

Potins
Hou Hsiao-hsian a ouvert un site Internet sur le serveur Sinomovie.com. Je vous en parlerai plus longuement la prochaine fois (Information du Journal les Inrockuptibles).
Dai Sijie est en train de tourner un film tiré de son roman Balzac et la petite tailleuse chinoise.

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janvier
Vu
, Zì Shu, titre anglais Intimates, qui pourrait se traduire ici par amies intimes. Vu un peu par hasard, puisque nous étions partis à la recherche d'un film parlant le chinois standard (et non le cantonnais comme un grand nombre de films disponibles en disques compacts) et sous-titré en français ou en anglais. Le DVD est idéal puisque l'on peut choisir sa langue et ses sous-titres. Une boutique du 13ème arrondissement de Paris a trouvé l'objet. Il s'agit d'une production de . Dans un style réaliste, l'histoire est celle de trois femmes chinoises, confrontées à la folie de la guerre et à un machisme plus ou moins larvé. Une histoire dramatique qui se déroule en partie pendant l'attaque japonaise sur , Canton.
Un très beau film.

La canonnière du Yang-Tse. En ce début d'année, la télévision nous a gêtés. Sur la "2", un film de Robert Wise, 1966. Ce film décrit la présence navale américaine sur le fleuve, au milieu des troubles dûs à la guerre civile entre nationalistes et communistes, avant 1949 et la victoire de ces derniers.
On retrouve les personnages types habituels des films de guerre navale vu par les cinéastes américains de l'époque. Conflit d'autorité, droit à la contestation dans les respect des formes militaires, la vision démocratique du héros contre un autoritarisme de la hiérarchie qui se voudrait aveugle. S'y ajoutent les chinois, les bons et le méchants, la critique d'un certain mépris du colonisateur pour le colonisé, et les missionnaires que l'on veut sauver à la fin, malgré eux. La description de cette époque n'est pas si maladroite, si l'on en croit les historiens objectifs de cette période. On peut remarquer que 1966 est une année pendant laquelle la révolution culturelle explosait...

Frontière chinoise, un autre film américain de 1965, un des derniers semble-t-il de John Ford. Manifestement raté. Cependant, il y a là aussi une intéressante description des missions chrétiennes en Chine profonde. Le scénario est bien fait sur le plan psychologique, sans surprises, mais l'histoire est par trop invraisemblable, ou plutôt présentée d'une manière excessivement naïve. On est dans un western des années où la qualité des "indiens" ne valait pas cher.

, Le long de la rivière Xiajiang Pour nous remonter le moral, une vidéo-cassette de la BFM(*) de Limoges nous permet de visionner cet excellent film d'aventures. Très beau film d'arts martiaux qui permet à ceux ayant fait le voyage associatif du printemps 2001 (la remontée du Fleuve Bleu de Jingzhou à Fengdu) de se souvenir de ces paysages magnifiques. En le voyant, les autres n'auront pas tout perdu. On aperçoit à un moment très distinctement la Reine du Ciel
() sur son rocher, comme nous avions réussi à la voir nous-mêmes. Cela se passe pendant la fin de l'empire mandchou des , Qing, au tout début du 20ème siècle et représente la lutte des sociétés secrètes contre le pouvoir autocratique.
La qualité technique n'est pas très bonne, et la cassette un peu usée. Mais ce film remarquablement tourné est un très bon document sur le travail des bateliers du fleuve et sur l'action des sociétés secrètes à la fin de l'empire mandchou. En outre, il y de magnifiques combats au bord du vide et ce sont des jeunes femmes qui, à la fin, triomphent de l'ennemi. Un film bien typé de 1985, qui en vaudrait bien d'autres de cette période (Épouses et concubines par exemple), tellement prisés en Occident, si la qualité technique était meilleure. Personnellement, je le trouve supérieur au film bien plus récent Tigre et Dragon. Il s'inscrit bien dans l'histoire de cette époque, le suspense est plus nerveux. L'auteur, Li Qimin ou Li Qiming, introuvable dans les bases de données.

, de , Time and tide. Bravo. Pas un instant de vide. Le baiser du dragon de C. Nahon fait figure de travail d'amateur, spectacle mesuré pour ne pas choquer un public frileux. Parmi les rapprochements, on pourrait aussi citer Brazil de Terry Gilliam, 1985, ainsi que Nos années sauvages de . Mais par rapport à ce dernier, la qualité technique est très supérieure.
La question des sociétés secrètes dans le monde chinois d'aujourd'hui est un sujet qui prend de l'ampleur. On en trouve un portrait dans ce film.
Malgré la violence des actions décrites, le film lui-même ne l'est pas. Nous sommes en plein opéra chinois, les aventures du roi singe par exemple. L'acrobatie est poussée à l'extrème et on échappe au coup mortel par l'agilité, comme les personnages. On est loin d'un certain cinéma occidental qui s'appesantit sur les actes horribles, en les amenant avec un véritable sadisme du réalisateur. Une pirouette et l'on s'en sort. La lutte est un échange de pirouettes. Il y a de l'humour dans l'excès.

Little Cheung , de , est, du point de vue cinématographique, aux antipodes, bien que l'action se déroule dans un lieu probablement peu éloigné de celui du film précédent. Excellent documentaire sociologique sur le Hong-Kong de la rétrocession (printemps 1997), la chaleur humaine en plus.
On voit apparaître dans une histoire des aventures de gamins sympathiques, le monde de la ville populaire, antithèse de la glorieuse île de Victoria.
Encore des "protecteurs" dans ce film. Mais on aime la scène où les enfants rêvent sur l'esplanade de Kwoloon, face à laquelle se déploie l'île de Victoria et ses gratte-ciels, un spectacle de paradis auquel ils n'atteindront jamais. Kwoloon, quai de rêve. Amours d'enfance. Présence de l'aïeule.

The Pillow Book La chaîne Arte nous a permis de voir ce film de Peter Greenaway, très librement inspiré de l'œuvre de Sei Shonagon, Makura-no-Soshi, en français Notes sur l'Oreiller. Sei Shonagon était l'une de ces femmes écrivains du 11ème siècle japonnais qui ont laissé une littérature profane d'inspiration très poétique, une des premières œuvres écrites en langue japonaise et non en chinois. L'érotisme en est si élaboré qu'il en nous apparaît guère comme tel aujourd'hui. Tout celà se déroulait à Kyôtô, appelée alors Heian-Jo, ce qui avait donné à cette période le nom d'ère Heian.
Si ce film apparaît dans cette rubrique, c'est par le fait que la culture chinoise y joue un grand rôle et que le personnage principal passe une partie de sa vie à Hong-Kong.
Malgré les références explicites au texte de l'écrivain, et la valorisation de la culture chinoise traditionnelle, P. Greenaway est bien loin de son auteur du Japon de l'ère Heian. C'en est même l'antithèse, par la crudité des images, l'utilisation de l'incrustation d'images comme si nous étions devant un ordinateur et la photographie ultra nette et contrastée. On a le sentiment de découvrir la vision d'un occidental plus ou moins voyeur et dévoyé sur cette période antique dont la littérature est toute en demi-teintes, comme le sont les paysages du Kansaï.

Un cinéaste : Ang Lee
Une rediffusion sur le petit écran du film Sense and sensations (en français Raison et sentiments) a été faite par la chaîne "Arte" le 6 janvier en "prime time". Ceci nous donne l'occasion de parler du réalisateur chinois , Ang Lee, qui a tourné ce film en 1995.
Cette production anglo-américaine réussie est très appréciée du public. L'action se déroule dans l'Angleterre du début du 19ème siècle, d'après une nouvelle de Jane Austen.
Seule le pays d'origine du metteur en scène le relie à cette rubrique. La grande qualité de la mise en scène d'une sobriété exemplaire mais aussi légèrement ironique ne doit pas faire oublier les autres succés du réalisateur.

C'est en effet lui qui a réalisé le grand succés mondial Tigres et dragons, , production USA/Taïwan qui a reçu de nombreux prix. D'après la revue de Hong-Kong Yazhou Zhougan, le film a réconcilié les "trois Chines", le continent, Hong-Kong et Taïwan. Les chinois du continent (et ceux de la diaspora) ont été gratifiés car le film est chinois sur des thèmes qui proviennent du fond populaire de la culture et que la RPC en est coproductrice. Ceux de Taîwan ont été gratifiés puisque le film a été coproduit par leur pays et que le cinéaste en vient. Quant à ceux de Hong-Kong, ils ont découvert que le travail de la lumière était celui des films de leur propres productions.

Peu d'années auparavant, Ang Lee avait été déjà récompensé pour une comédie de mœurs dans la société chinoise de New-Yorkn, titre français Garçon d'honneur, , Xiyàn. Le sujet en était un mariage traditionnel, parents venus de (Táiwan), l'un des deux protagonistes étant homosexuel, lié qui plus est avec un occidental, tout cela perturbe la vie du jeune couple. Le tout décrit avec une grande délicatesse et beaucoup d'humour.

Denière minute, décidément, le cinéma des chinois est à l'honneur sur le petits écrans : le 17 janvier, passage sur la chaîne "Arte" de The ice storm du même auteur, une satire dramatique de l'époque de la révolution sexuelle des années 70 aux États-Unis. On retrouve avec plaisir un cinéaste attachant, loin des coups d'éclats, mais capable de comprendre et de faire saisir tous les arrière-plans de la psychologie de ses personnages.
La délicatesse et la sensibilité du metteur en scène, avec la finesse de l'analyse psychologique et un humour discret un peu satirique sont peut-être les liens qui unissent tous ses films appartenant pourtant à des genres bien différents.

Bientôt à l'affiche
Tout d'abord, un film de , Un taxi à Pékin (titre en anglais I love Beijing et en pinyin Xiari Nuanyangyang). Cette réalisatrice a tourné peu de films. Après avoir été l'assistante de B. Bertolucci dans Le Dernier Empereur (1987), elle a réalisé quatre films dont le dernier (tourné en 2000) va nous être proposé. Le film est en partie financé par le "Fonds sud Cinéma", un budget dépendant du Ministère (français) des Affaires Étrangères.


L'existence d'un jeune chauffeur de taxi pékinois est l'occasion de filmer la grande cité construite par les mongols, prise entre son passé prestigieux et une modernité en pleine évolution. À cette réflexion vient répondre celle du jeune homme pris entre la morale du passé et un avenir imprévisible.

L'orphelin d'Anyang, , est le premier film du jeune réalisateur Wang Chao. Une très intéressante critique de S. Kraicer peut être consultée (en anglais). Le réalisateur est issu de l'Académie du Film de Pékin. Il fait partie de ce que l'on appelle la 6ème génération (He Jianjun, Jia Zhangke, Wang Xiaoshuai and Zhang Yuan,... ). Il a été l'assistant de dans l'Empereur et l'Assassin.

Beijing Story, en chinois , Lán Yu, titre que l'on pourrait traduire par "cosmos bleu". Le réalisateur vient de Chine populaire, s'appelle Stanley Kwann, empruntant ainsi une dénomination plutôt dans le style de Hong-Kong. En chinois celà s'écrit et se prononce Guan Jinpéng. Parmi ses précédentes création, nous avons parlé de Center Stage qui nous avait beaucoup plu.

A priori, tous ces films sont intéressants.

Festivals
Le Festival de Rotterdam débute le 23 de ce mois, la sélection ne contient pas moins de 12 films chinois dont certains nous sont déjà connus :
Butterfly Smile le site du film(China, 2000)
Chicken Rice War le site du film(Singapore, 2000)
Fish & Elephant le site du film(China, 2001)
GeGe le site du film(Hong Kong, 2001)
Hollywood, Hong Kong le site du film(Hong Kong, 2001)
I Am Not What You Want le site du film(Hong Kong, 2001)
Lan Yu le site du film(Hong Kong, 2001)
One Fine Spring Day le site du film(South Korea/Hong Kong/Japan, 2001)
The Orphan of Anyang le site du film(China, 2001)
Quitting le site du film(China, 2001)
Seafood le site du film(Hong Kong, 2001)
Weekend Plot le site du film(China, 2001)

Le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand se déroule du 2 au 9 février. En compétition  Gourmet baby de Sandy Tan, Singapour et Che si shi si de Eng Dayyan.

Le Festival de Berlin débute le 6 février, mais la sélection n'est pas encore communiquée.

Le Festival se déroule toujours au cinéma MK2 Beaubourg, près du centre Beaubourg à Paris.

Potins
Pas de potins ce mois-ci.

(*) Bibliothèque Francophone Multimedia de Limoges.

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domaine francophone

 
Cette nouvelle rubrique a pour ambition d'étendre à tous ceux qui pratiquent la langue française l'information donnée par ce site sur le Cinéma chinois .

La communauté francophone n'est pas négligeable. D'après les experts elle représenterait environ 400 millions de personnes. Ce n'est pas rien si l'on pense que toutes ont un bien précieux en commun, celui de communiquer dans une des plus belles langues du monde.

Mais le français ne doit pas être notre seul véhicule. Une traduction en anglais est évidemment indispensable : tous ceux qui s'intéressent à notre langue ne la lisent pas nécessairement. Cette traduction est réalisée par Anne Argillet-Mitteau.

Nous parlons français, mais notre point de vue est situé dans une région bien particulière. Nous voyons les choses depuis le Massif Central, une région compacte de moyennes montagnes, un des plus anciens lieux de culture de l'Europe, dont les traces apparaissent dès le néolithique, puis se manifestent dans la langue limousine, un des joyaux de la culture courtoise. Dante faillit l'utiliser pour écrire sa Divine Comédie. Aujourd'hui, cette région maintient des traditions vivaces, sociales et humaines, d'échange et de culture, traditions qui ont tendance a disparaître dans les plaines et les grandes villes. La ville de Limoges est, depuis des années, accueillante à bien des spectacles venant du monde entier et parlant français. Un ancien Président de la République avait même fait un voyage à cette occasion, autrefois, pour assister à cette manifestation annuelle (Les Francophonies, en septembre). Notre point de vue n'est donc pas centré sur Paris, non par antiparisianisme primaire, mais pour sauvegarder la "variété des espèces" pensantes. Ceci nous rapproche de nos amis qui vivent hors de l'hexagone.

Loin d'un l'esprit partisan ou "régionaliste", ce site se veut un vecteur d'échanges. Il ne prétend évidemment pas faire concurrence aux nombreux organismes chargés de la diffusion de la culture française à l'étranger. Il espère par contre apporter sa pierre à la connaissance d'une culture multimillénaire, la culture chinoise, à travers un de ses aspects les plus accessibles, le cinéma. Les francophones ne doivent pas vivre repliés sur leur pré carré, notamment les Français, mais doivent s'ouvrir au monde entier. Celui-ci peut leur apprendre beaucoup de choses qu'ils ne savent pas. Ne vivons pas refermés sur nous-même, le français finirait par mourrir.

Cette démarche d'ouverture est suggérée par le succès de ce site qui a déjà été visité depus pays lointains, Japon, Singapour, Etats-Unis, Canada parmi d'autres.

Si tous ses lecteurs lui communiquaient des information sur le thème : cinéma chinois et francophonie, cette source d'information en serait d'autant plus intéressante. L'auteur s'engage bien sûr à mentionner le nom et l'origine des contributions extérieures qui pourraient être ainsi apportées. Un formulaire adapté est mis en place pour cela.

 
Canada
Trois festivals dans ce pays, celui de Montréal en août, ceux de Toronto et de Vancouver en septembre. Ce dernier est surtout intéressant pour celui qui s'intéresse au cinéma chinois. Plus d'une 20aine de films qui nous concernent ont été présentés et la récompense principale a couronnée une première œuvre du cinéaste taïwanais Hsiao Ya-Chuan.

Signalons une information sur les difficultés de la Cinémathèque francophone du Québec (Canada), dans la revue "Hors Champ" : cliquez !

 
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Mais le français ne doit pas être notre seul véhicule. Une traduction en anglais est évidemment indispensable : tous ceux qui s'intéressent à notre langue ne la lisent pas nécessairement. Cette traduction est réalisée par Anne Argillet-Mitteau.

Nous parlons français, mais notre point de vue est situé dans une région bien particulière. Nous voyons les choses depuis le Massif Central, une région compacte de moyennes montagnes, un des plus anciens lieux de culture de l'Europe, dont les traces apparaissent dès le néolithique, puis se manifestent dans la langue limousine, un des joyaux de la culture courtoise. Dante faillit l'utiliser pour écrire sa Divine Comédie. Aujourd'hui, cette région maintient des traditions vivaces, sociales et humaines, d'échange et de culture, traditions qui ont tendance a disparaître dans les plaines et les grandes villes. La ville de Limoges est, depuis des années, accueillante à bien des spectacles venant du monde entier et parlant français. Un ancien Président de la République avait même fait un voyage à cette occasion, autrefois, pour assister à cette manifestation annuelle (Les Francophonies, en septembre). Notre point de vue n'est donc pas centré sur Paris, non par antiparisianisme primaire, mais pour sauvegarder la "variété des espèces" pensantes. Ceci nous rapproche de nos amis qui vivent hors de l'hexagone.

Loin d'un l'esprit partisan ou "régionaliste", ce site se veut un vecteur d'échanges. Il ne prétend évidemment pas faire concurrence aux nombreux organismes chargés de la diffusion de la culture française à l'étranger. Il espère par contre apporter sa pierre à la connaissance d'une culture multimillénaire, la culture chinoise, à travers un de ses aspects les plus accessibles, le cinéma. Les francophones ne doivent pas vivre repliés sur leur pré carré, notamment les Français, mais doivent s'ouvrir au monde entier. Celui-ci peut leur apprendre beaucoup de choses qu'ils ne savent pas. Ne vivons pas refermés sur nous-même, le français finirait par mourrir.

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Canada
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mes sites internet préférés

Ces sites en petit nombre sont régulièrement suivis et effacé de la liste s'ils ne conviennent plus.

Groupements et Distributeurs en France

GROUPEMENT NATIONAL DES CINEMAS DE RECHERCHE : http://www.cinemas-de-recherche.org
OCEAN FILMS : http://www.ocean-films.com
PYRAMIDE : http://www.pyramidefilms.com
METROPOLITAN : http://www.metrofilms.com
DIAPHANA : http://www.diaphana.fr

Revues et critiques de films

Les cahiers du cinéma : http://www.cahiersducinema.com/index2.html
Positif : http://www.jmplace.com
Le site de Shelley Kraicer à l'université de Toronto (en anglais) : http://www.chinesecinemas.org/~kraicer/
Le site du Dr. Sun Shaoyi à l'Université de Californie du Sud (en anglais) : http://www-rcf.usc.edu/~shaoyis
Un journal en ligne (en anglais) : http://www.sensesofcinema.com

Festivals

BANGKOK : http://www.bkkfilm.com
BERLIN : http://www.berlinale.de
CANNES : http://www.cannes-fest.com
CLERMONT-FERRAND : http://www.clermont-filmfest.com
DEAUVILLE : http://www.premiere.fr/festival_asiatique
HONG-KONG : http://www.hkiff.com
PUSAN : http://www.piff.org
ROTTERDAM : http://www.filmfestivalrotterdam.com
SHANGHAI (en anglais) : http://www.siff.com
SINGAPOUR : http://www.filmfest.org.sg
TORONTO : http://www.e.bell.ca/filmfest/index.asp
VANCOUVER : http://www.viff.com
VESOUL : http://perso.wanadoo.fr/festival.vesoul/accueil.htm

Sites chinois (en chinois)

da zhong dianying (cinéma populaire) : http://www.dzdy.com
Filmsea.com, un quotidien avec une base de données : http://www.chinafilm.com.cn

Base de données

Base de données de Cinéma chinois (HK, en anglais) : http://www.dianying.com/en/searchform.shtml
Base de données générale sur le cinéma : http://french.imdb.com

Informations générales

MIKORAMA : http://www.mikorama.com
CBO Box Office, informations assez complètes : http://www.cinebox-office.com

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